Auteur : Laure Delaunay

Il y a maintenant dix ans est née l’idée de créer un site de poésie et de philosophie entièrement gratuit et indépendant de toute autre logique éditoriale que celle de l’envie de partager pensées, mots, images.

Dix ans plus tard, il est étoffé et continue de s’étoffer au fil des jours, des mois, des années.

Ici, donc des textes poétiques qui racontent un parcours et des textes philosophiques qui explicitent des pensées très anciennes et qui étaient là depuis le début, s’incarnant petit à petit dans phrases et paragraphes.

Depuis l’art jusqu’à la féminité en passant par la foi, la politique, l’éthique et les questions d’organisation d’une société se déroulent quelques lignes de conduite qui se confortent à l’épreuve de la page. Depuis l’amour jusqu’au plaisir en passant par la nature, les spiritualités, les œuvres humaines, s’extirpent de moi des désirs enfouis dont l’apparition à chaque fois m’étonne.

Ci-dessous vous trouvez une présentation de l’auteure, de son parcours et quelques éléments pour guider dans la lecture.

En cliquant sur les pages « Textes poétiques » et « Textes philosophiques », vous avez accès au déroulé chronologique des différents textes au fil du temps et à une brève présentation.

Enfin, un mot du titre de ce site : les « moments dénoués » parle de mon expérience d’écriture qui me permet, dans un espace de temps un peu plus ample que l’instant et un peu plus indéterminé que l’heure, d’éprouver une douce libération.

Bonne lecture !

L’auteure

Plusieurs expériences nourrissent ce travail d’écriture : des études au long cours (en Philosophie, en Etudes théâtrales, en Etudes italiennes), la fréquentation assidue en tant que comédienne et en tant que spectatrice des théâtres (j’ai ainsi été  ouvreuse à la Comédie-Française pendant huit ans, ai participé, notamment, au spectacle avant-gardiste « Embouteillage » sous la Grande Halle de la Villette en décembre 2002), la lecture des poètes (Francis Ponge, Henri Michaux, Alda Merini, Maria Zambrano, Lydie Dattas, Philippe Jaccottet, Christian Bobin…) ou des philosophes (Catherine Malabou, Emanuele Coccia, Vinciane Després, Raphaël Enthoven, Delphine Horvilleur, Anne Dufourmentelle..), des voyages (Venise et l’Italie tout particulièrement mais aussi la Chine), des rencontres fortes (amoureuses, amicales, professionnelles).

Les textes poétiques

La préoccupation majeure des textes poétiques (en vers, en prose) est de trouver une élégance du langage, une intensité de la sensation, une justesse du sentiment qui me sont toutes trois vitales mais auxquelles s’adjoint la nécessité de chanter le créé (ou l’existant) de la nature (des plus effrayantes étoiles aux plus insignifiants papillons), l’amour (dans tous ses moments, de la passion au célibat en passant par la rupture, la solitude, le dépassement), les œuvres humaines (maison, bijoux, bottes de foin…), les joies spirituelles et les plaisirs de la vie (simples et raffinés).

Les textes philosophiques

Les six textes philosophiques s’interrogent sur six grandes questions qui me tiennent à cœur, sans l’élucidation desquelles il n’était plus possible d’avancer : la question épineuse de Dieu (résolue en un agnosticisme au sens moderne du « les deux » et non pas au sens classique du « ni l’un ni l’autre »), la question pour moi centrale du théâtre – et à travers elle celle de l’art – (ici déclinée depuis sa racine originelle jusqu’à ses développements et ses prolongements les plus contemporains), la question de la féminité (clarifiée en une posture d’équilibriste entre exigence radicale et ouverture totale face à l’autre), la question de la politique (au sein de laquelle je trouve de la légèreté autour des idées de rythmes de vie et de variétés spatiales), la question éthique de la vie bonne (où il est question de soin de soi, de joie, de plaisir et de bonheur) et enfin la question du travail, de l’économie et des droits sociaux (abordée ici aussi bien du point de vue de grands principes que de petits exemples et trouvant comme ultime horizon le triomphe d’une raison douce).